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Interview d’Emilie Coignard (Secrétaire Administrative à l’Education Nationale et Photographe, Aubagne)

Bonjour Emilie ! Ravi de te retrouver… prête à nous parler de toi et de tes activités ?

Bonjour Boris, je tenais tout d’abord à te remercier pour ton intérêt…et oui je suis prête.

Raconte-nous un peu ton parcours…

Après l’obtention de ma licence en Sciences du Langage et plusieurs petits boulots, j’ai ressenti le besoin, à 26 ans, de me stabiliser professionnellement. J’avais déjà l’envie de fonder une famille et il me fallait pour cela, un boulot sûr et stable. J’avais en tête les concours de la fonction publique d’Etat et ayant pas mal travaillé dans l’animation avec des enfants je me suis dirigée instinctivement vers l’Education nationale. J’ai passé et réussi un concours en 2011 puis un deuxième dans la foulée en 2012. J’ai exercé mes fonctions de secrétaire administrative durant 3 ans dans un collège à Marseille où j’étais gestionnaire matériel. En 2014 je suis devenue maman et j’ai demandé, l’année d’après, une mutation en service déconcentré pour avoir des horaires de travail plus souples. En parallèle, j’ai commencé la photographie car j’avais besoin d’une activité créative, dans ma vie, pour pouvoir m’épanouir pleinement. J’ai en tête actuellement de passer d’autres concours afin de connaitre d’autres fonctions, toujours dans l’éducation nationale, car je reste persuadée que l’éducation est la clé de l’ouverture de l’être humain. 

Dans le cadre des tes fonctions à l’éducation nationale, es-tu parfois confrontée à la problématique du portable à l’école ?

Lorsque j’étais gestionnaire au collège à Marseille, la problématique du portable à l’école était au cœur de nos préoccupations. Nous avons été confrontés à des élèves qui filmaient d’autres élèves, allant de la simple boutade au harcèlement via les réseaux sociaux pour certains. Il était déjà interdit d’avoir un téléphone allumé au sein de l’établissement. Les élèves devaient le rallumer à l’extérieur du Collège. Les problèmes de harcèlement ont d’ailleurs eu lieu hors établissement. Mais les parents venaient quand même se plaindre auprès du Principal du collège.

Que constates-tu ?

Je constate que le téléphone portable est un réel problème pour les nouvelles générations qui n’ont pas encore compris les effets néfastes et dévastateurs que cela peut engendrer (déconcentration, harcèlement, déscolarisation, images choquantes, suicides…) et qu’il est important d’établir des règles concernant son utilisation dans les établissements scolaires. La prévention est à mon sens primordiale y compris pour les parents qui ne sont pas au fait de la gravité de certaines utilisations qu’en font leurs enfants.

Les parents, exemplaires ? 

Lorsqu’un téléphone était confisqué par le principal du collège, les parents se précipitaient dans son bureau pour le récupérer quelques heures après, s’offusquant de la punition infligée à leur enfant. Les parents ne jouaient pas du tout le jeu, ce qui est bien dommage car les élèves ne comprenaient pas l’enjeu de la situation. Pour faire intégrer cette règle aux enfants il aurait été judicieux de laisser passer quelques jours, histoire que cela serve de leçon. 

Quelle est ta vision sur le sujet, tes idées et préconisations sur la place des écrans à l’école ?

L’installation de casiers dans chaque établissement peut être une piste intéressante afin que les élèves puisent y déposer les téléphones pour la journée. En matière de sanction, je pense qu’elles devraient se durcir davantage pour être en accord avec la loi du 3 août 2018, interdisant les téléphones mobiles dans l’enceinte de l’école ou de l’établissement. Le règlement intérieur étant propre à chaque établissement, il appartient donc au conseil d’administration d’établir ces sanctions ainsi que les règles d’utilisation d’urgence ou en internat. Une sensibilisation des parents serait également bienvenue en début de chaque rentrée scolaire.

Tu nous dis comment t’es venue l’idée de @maman.en.provence?

J’aime beaucoup écrire et partager. Je participe d’ailleurs depuis quelques années à des concours de nouvelles. Mais écrire des nouvelles est assez long et fastidieux et j’avais l’envie d’écrire sur des sujets comme le voyage, la parentalité, la maternité ou encore les activités créatives que je réalise avec mes filles. Le confinement a été le déclencheur et l’idée du support sur lequel partager tout ça m’est venu pendant cette période un peu particulière de notre vie.

Parle-nous de tes plus belles fiertés dans ta mission de Maman ? 

Etre maman est pour moi le métier le plus difficile au monde mais c’est aussi un privilège. Ma vie a littéralement été chamboulée à l’arrivée de mes filles et depuis 6 ans j’ai parfois l’impression de vivre entre l’inquiétude, les sacrifices et les difficultés, mais devenir maman est ma plus belle fierté. Quand je vois sourire mes filles ou que je les entends rire aux éclats ; quand je ressens l’amour qu’il y a entre elles et celui qu’elles me porte ; quand je reçois leurs petits présents à la fête des mères et leurs dessins à mon anniversaire ; quand l’une apprend à faire du vélo alors que l’autre apprend à marcher ; quand je les observe jouer ensemble ou que je surprends la grande aider la petite ; je suis si fière de ma mission de maman. Lorsque l’on devient mère c’est un peu comme être urgentiste 24h/24, 7 jours/7 et nos plus belles fiertés se vivent au jour le jour, par des petits détails qui peuvent paraitre insignifiants pour certains. C’est difficile à expliquer…il faut être maman pour comprendre. 

Quels sont tes autres centres d’intérêt, à part ton métier ?

J’adore la photographie. D’ailleurs je pense à court ou moyen terme en faire une activité professionnelle secondaire. J’aime aussi énormément lire car je suis convaincue, à l’instar de J.J. Goldman qu’  « à coup de livres, je franchirais tous ces murs ». Ma troisième passion que j’ai depuis l’enfance, c’est l’écriture. Je tenais déjà un journal intime à dix ans. Actuellement j’ai quelques projets d’écriture, qui je l’espère verront le jour.

Suivre une Digital Detox, ça consiste en quoi selon toi ?

Je pense qu’il y a plusieurs degrés de « Digital détox ». Il peut s’agir d’utiliser le téléphone portable et autres écrans à heure fixe, durant une ou des plages horaires plus ou moins courtes selon l’objectif que l’on s’est fixé. Cela peut-être aussi de partir en week-end ou en vacances sans téléphone par exemple.

Ton portable à toi, comment lui fixes-tu des limites ?

J’ai beaucoup de notifications désactivées. Par exemple, en ce qui concerne les réseaux sociaux, je ne reçois aucune notification. Ce qui me permet de le consulter uniquement quand je le souhaite. J’évite également de regarder mon téléphone avant de me coucher et je le mets en silencieux pendant la nuit. J’évite aussi de le laisser collé à moi pendant les repas et lors d’activité avec mes enfants. Il m’arrive aussi de le laisser dans une autre pièce pour ne pas être dérangée. Depuis la création de mon blog je suis un peu « mauvaise élève » mais j’essaie quand même de me donner des limites.

Il ressemble à quoi ?

C’est un vieux téléphone maintenant car je l’ai depuis fin 2016 mais il tient toujours la route ! C’est un Samsung Galaxy S7 Edge rose.

A quel moment apprécies-tu le plus de le lâcher ?

Le soir lorsque je suis dans mon lit avec un bon livre et lors de moment en famille ou entre amis où le plaisir d’échanger est primordial.

Ta recette à toi, pour ta déconnexion personnelle ? 

Un peu de méditation, beaucoup de lecture, de l’écriture et de la création passionnément, des moments en famille à la folie et pas du tout d’écran : la recette pour une merveilleuse journée !

Quels sont tes projets à court terme ? 

Je suis sur un projet, en cours actuellement, et qui me tenais à cœur: celui de réaliser une formation de Technicien et Praticien en PNL qui offre un formidable contenu en terme de développement personnel et communication bienveillante. Avec ma sœur, qui a été certifiée Coach cette année, nous avons dans l’idée de créer des ateliers d’écoute et de partage pour les mamans. Notre projet n’est pas encore bien défini pour pouvoir en parler plus précisément. Ensuite dans le cadre d’un projet d’investissement locatif, je souhaite, à court terme, investir dans un deuxième bien immobilier. J’aimerais également développer mon activité de photographe et enfin j’ai quelques projets d’écriture en cours. C’est un sacré programme mais j’adore relever les défis.

La dernière version de notre site sansmonportable.com recense « les trésors », les lieux notamment, hôtels, restaurants, endroits cachés où la déconnexion prend tout son sens. 

Tu en connais un à nous faire partager ici ?

Je connais un endroit caché où je me rends régulièrement depuis mon enfance : c’est la colline de sable entre la Madrague à Saint-Cyr-sur-Mer et Port d’Alon. La déconnexion, indispensable dans cet endroit magnifique, peut se prolonger par la randonnée comprenant le sentier des Vignes et le sentier littoral. 

Et si nous imaginions un événement ensemble, une action, un Webinaire (faute de mieux…) une conférence pour développer notre visibilité et nos savoir-faire communs, tu serais partante ?

Oui pourquoi pas !

Si par bonheur tu voulais soutenir l’association, pour 1 an, tu trouveras ici pour 15€, le lien te permettant d’apporter ta contribution…

https://www.helloasso.com/associations/sans-mon-portable/adhesions/adhesion-a-l-association-sans-mon-portable-2020-2021

Ok je note !

Et si on souhaite suivre ton actualité ? Où te retrouver ?

On peut me retrouver sur mon blog : www.mamanenprovence.wordpress.com mais aussi sur les réseaux sociaux : INSTAGRAM www.instagram.com/maman.en.provence

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A très bientôt chère Emilie, on se voit bientôt ?

A très bientôt cher Boris, avec grand plaisir.