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Interview de Nadège Rousseau

– Bonjour Nadège, merci d’avoir répondu à notre sollicitation. Comment vas-tu ?

Bonjour Boris, je vais très bien.

– Parle-nous un peu de toi, ton parcours…

J’ai 43 ans. Après 37 ans passés en région parisienne, je vis désormais en Loire-Atlantique avec mon mari et mes deux enfants. La vie y est douce, très plaisante et pleine de rencontres.

– Peux-tu nous en dire plus sur ton activité d’aujourd’hui ?

Je travaille avec des enfants en situation de handicap dans différentes classes élémentaires. Ceci demande rigueur, patience et beaucoup de polyvalence.

– Quel est ton meilleur souvenir, ta plus belle fierté, dans le cadre de cette activité ?

Il est très agréable de voir que ma présence auprès de ces enfants les aide à avancer dans leurs apprentissages au quotidien mais aussi dans leurs relations avec leurs camarades. 

– Côtoies-tu des enfants qui pensent être hyper-connectés dans leur quotidien ?

Et bien non.

– La Digital Detox ça te parle ?

Oui ça m’évoque un retour à une vie plus saine et à un équilibre retrouvé entre l’ultra connexion et les relations humaines.

– Rencontres-tu dans ton quotidien des nomophobes ou au moins des personnes hyper-connectées ? 

Non. Pas dans mon entourage proche, j’y veille, pour ce qui est à ma portée.

– Tu veux nous raconter une anecdote qui t’aurait marquée, à ce sujet ?

J’ai été frappée il y a quelques temps par un ado qui traversait la route les yeux fixés sur son portable et qui n’avait donc pas vérifié si la voie était libre.

J’ai une deuxième anecdote, qui fait froid dans le dos. J’ai échangé cette semaine avec l’enseignant de ma fille, elle est en CE2, les enfants ont donc 8 ou 9 ans. C’est une classe avec quelques enfants perturbateurs difficiles à gérer. Il me racontait qu’un de ces élèves s’était vraiment assagi depuis quelques semaines. L’enseignant a appris qu’il était puni du jeu vidéo « fortnite » depuis un mois. Jeu interdit aux enfants de moins de 12 ans. 

L’influence des écrans et leur dangerosité n’est pas perçus par tout le monde. Il y a un travail énorme en matière de prévention à faire.

– Ton portable à toi, quel usage en as-tu ? Comment, si tu le souhaites, en régules-tu l’usage ?

Je m’en sers pour prendre des photos, consulter les sites d’informations, un peu de jeux et bien sûr téléphoner.

 Mon téléphone est toujours en mode silencieux, cela évite de le consulter dès qu’une sonnerie retentit. C’est moi qui décide quand regarder si un appel ou un message est arrivé.

– Quelle est selon toi la meilleure manière de se déconnecter ? Si tu devais donner un conseil à ceux qui nous lisent… ?

Attribuer, dans sa maison par exemple, une place (physique) bien précise à son téléphone. Le consulter de manière raisonnée à des moments que l’on s’est fixé.

Pouvoir sortir de chez soi sans son portable, le laisser à la maison est un bon début pour s’en détacher.

Il faut redonner au portable sa place initiale et faire très attention à l’exemple que l’on donne à nos enfants.

– En tant que mère de famille, à quel âge penses-tu qu’il soit opportun de confier un smartphone à un enfant ?

Pas avant le collège, c’est une certitude. Mon fils de 12 ans en a eu un à son entrée en 6ème. C’était une sécurité, pour nous, pour ce passage à plus d’autonomie. Il a eu un vieux modèle, les fonctions étaient limitées, appels et sms uniquement. Il s’en est très peu servi. Il a eu un modèle plus actuel il y a quelques mois et il s’en sert toujours très peu. Le téléphone reste souvent à la maison et éteint plusieurs jours de suite. 

– Si tu devais t’isoler loin de tout, avec les tiens, tu irais te cacher où ?

Dans un petit chalet, avec cheminée, en haut d’une montagne.

– Le dernier livre que tu as dévoré, lequel est-ce ?

Code 93 d’Olivier Norek

– Une question indiscrète : ton rêve le plus fou ?

Vivre l’hiver à la montagne et voyager en camping-car le reste de l’année.

  • Prête à partager nos initiatives, prête à nous faire connaitre ?

Oh que oui, c’est un très beau projet qu’il faut poursuivre et que je suis prête à partager.

  • Et si tu devais nous donner un conseil, pour nous faire connaître encore davantage ?

Je n’ai pas d’idées précises, les forums des associations peut-être ? 

Contacter les associations de parents d’élèves qui pourraient relayer l’info.

  • Et si nous devions imaginer un évènement ensemble, que proposerais-tu ?

Une chasse aux trésors géante, j’adore !

  • Enfin, je te glisse ici le formulaire d’adhésion à notre belle association…au cas où ? 25€ nous aideraient déjà beaucoup…

https://www.helloasso.com/associations/sans-mon-portable/adhesions/adhesion-a-l-association-sans-mon-portable-1

A bientôt Nadège, donne-nous des nouvelles !

A bientôt Boris et bravo pour ce que tu fais.