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Interview de la Semaine. Edouard Choquet.

Edouard Choquet

L'interview de la semaine 50
«Bonjour Edouard Choquet, comment as-tu découvert l’association « Sans Mon Portable » ?
Je travaille actuellement sur un projet personnel qui m’a fait rencontrer le fondateur de l’association, Boris Nepveu. Comme le concept me plaît, j’ai ensuite découvert la page Facebook et l’actualité de « sans mon portable ».
Parle-nous un peu de toi et de tes projets.
Je suis actuellement basketteur professionnel au club de Fos Provence basket en Jeep Elite. Nous visons le maintien en 1ère division.
D’un point de vue plus personnel, je réfléchis pas mal à ma reconversion et j’ai donc suivi différentes formations récemment. Je suis actuellement en M2 Marketing et Développement commercial à l’INSEEC CESNI de Chambéry sur des cours à distance.
Je suis aussi en train de créer une association « Grandir sous la même étoile » qui aura pour objectif de promouvoir l’éducation par des évènements de sport de haut niveau.
Comment penses-tu que nous puissions sensibiliser les jeunes au problème, et aux conséquences de l’hyper-connexion ?
 Nous vivons dans une société de plus en plus connectée mais où, paradoxalement, les gens communiquent de moins en moins.
Je pense notamment que la jeunesse se perd parfois dans leurs smartphones et oublient clairement de s’ouvrir à leur monde et leur avenir.
Je pense que des associations comme « Sans Mon Portable » et d’autres peuvent avoir un réel impact en montrant et en expliquant qu’il est possible de bien vivre et d’être heureux sans portable.
Selon toi, quelle serait la meilleure manière, pour chacun d’entre nous, de nous déconnecter, régulièrement, voire durablement ?
A mon sens, cela passe par une prise de conscience. Nous avons la possibilité de couper nos téléphones mais nous en sommes trop souvent les esclaves. S’imposer des règles comme couper son téléphone à partir d’une certaine heure, couper le téléphone au moment des repas sont des petites astuces qui pourraient permettre déjà de franchir ce petit cap.
Ton portable à toi, pour toi, c’est un ami ou un ennemi ?
Le portable c’est un outil très ambivalent. Si pratique pour tout un tas de choses, il en devient toxique parfois lorsqu’il s’agit de lire ce dernier mail, ou de vérifier une nouvelle notification. Je pense que la clé pour bien vivre avec son portable c’est de savoir ne pas en devenir esclave. C’est une démarche peu évidente notamment pour des personnes dont l’utilisation peut être liée au travail.

Et si nous terminions par une question indiscrète, quel serait pour toi, le plus beau rêve à réaliser ? 
Je vais passer pour un grand utopiste ou un fou mais je rêve que les gens n’assimilent plus leur bonheur à leur nombre d’amis Facebook et sortent un peu de la routine Netflix/NRJ12. Lire plus, regarder comment change notre monde et être capable de prendre en main notre destinée sont des choses que je crois encore possible.
 Il est dommage seulement que cela soit devenu un rêve.
 Merci Edouard ! »

Retrouvez l’association d’Edouard Choquet, Grandir sous la même étoile ici.

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